Pouri-Horefto, Pelion Est
SENTIER · PELION EST

Pouri-Horefto

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SENTIER · PELION EST
Pouri-Horefto
Pouri-Horefto, Pelion Est
DISTANCE5,64km
DURÉE2:30 h
DIFFICULTÉFacile
DÉNIVELÉ+96/-531m
BALISAGEBalisage rouge, panneaux
SECTEURPelion Est

L'itinéraire

Voici un itinéraire merveilleux, ponctué de passages d’une beauté unique, que ce paradis terrestre qu’est le Pelion offre à profusion. Nous descendons par un kalderimi (ancien chemin pavé) depuis Pouri jusqu’à la chapelle d’Agios Ioannis Prodromos (le « Ai-Giannis d’en bas » à Kasteli, comme disent les gens du coin), puis nous longeons la côte de la mer Égée, en passant par des plages, petites et grandes, toutes superbes, pour arriver au débouché maritime de Zagora, Horefto. Ici, comme à Pouri et bien sûr à Zagora, on trouve restaurants et pensions, et l’on peut rentrer en bus. Le chemin est dégagé, sans problème de végétation, sauf peut-être un court tronçon de sentier près d’Ai-Giannis, qu’il est toutefois possible de contourner si besoin.

Au départ de Pouri, au terminus des bus sous la place, une étroite route goudronnée (ancien kalderimi) descend. Quelques mètres plus loin, à hauteur de l’école primaire, la route tourne à droite et le kalderimi réapparaît, en parfait état, pour continuer à gauche en descente raide et en lacets. Plus bas, nous débouchons en biais sur une petite route goudronnée, à côté d’un grand platane et d’un réservoir. Vingt mètres plus loin à gauche sur la route, nous retrouvons le kalderimi, qui traverse à nouveau le goudron dans le quartier bas de Pouri et continue vers le cimetière. Après le cimetière et l’église, le kalderimi quitte la route sur la gauche (attention aux marques rouges).

Nous descendons tantôt sur un sentier, tantôt sur le kalderimi, d’abord en forêt puis dans le maquis, dans un paysage paisible avec la mer Égée à l’horizon. Nous rejoignons finalement un chemin agricole qui descend vers le sud-est. Nous laissons une maison sur notre gauche et arrivons à une intersection en biais avec un autre chemin. Ici, nous faisons quelques mètres à gauche et trouvons aussitôt, sur notre droite, le sentier vers le Ai-Giannis d’en bas à Kasteli. Lors de notre dernier passage (juillet 2012), contrairement aux fois précédentes, il était à moitié envahi de ronces sur une dizaine de mètres et nous avons dû le dégager pour passer. S’il est impraticable, suivez depuis l’intersection le chemin vers la droite (sud) : plus bas, un chemin fermé par un portail mène à la chapelle, que l’on aperçoit en contrebas près de quelques cyprès. Le sentier débouche lui aussi sur un chemin en descente qui croise, quelques mètres plus loin, le chemin d’Ai-Giannis (prendre à gauche à l’intersection) ; en marchant encore quelques mètres vers le nord, nous arrivons à la chapelle, bâtie sur un rocher tout près de la mer, au lieu-dit Kasteli. Dédiée à saint Jean-Baptiste (Agios Ioannis Prodromos), elle est fêtée le 29 août.

Le regretté Nikos Charatsis écrit : « De toutes les chapelles du Pelion, celle-ci a, je crois, le plus de grâce, le plus de solitude et la plus vaste ouverture sur l’Égée. Ce Ai-Giannis est une vigie, fondée sur un rocher marin escarpé, à une vingtaine de mètres au-dessus des flots. Sa seule compagnie côté terre : quelques noyers, citronniers, oliviers, cyprès, et une cabane à côté. Si l’on s’avance au bord du rocher et que l’on regarde vers l’est, on aperçoit les caps de Horefto, d’Ai-Giannis de Kissos et de Damouchari. Je ne sais, mon Dieu, par quels autres psaumes chanter ce lieu saint que tu nous as offert. »

Sur le chemin du retour, nous suivons la route tout droit, passons le portail (il était ouvert lors de notre passage), tournons à gauche vers le sud et, peu après, notre chemin, bétonné sur les derniers mètres, débouche sur une épingle de la route goudronnée. Nous descendons tout droit sur le goudron et, là où la route fait une nouvelle épingle en virant brusquement à gauche vers la plage d’Elitsa, toute proche, nous continuons tout droit sur une étroite piste de terre. Nous franchissons un ruisseau sur un pont en béton, laissons un embranchement de piste sur la droite et, en passant à côté de la petite église du même nom, arrivons à la plage d’Analipsi. La petite église est récente : il y a quelques années, une forte crue du ruisseau a emporté l’ancienne chapelle, qui a complètement disparu.

Nous marchons sur la plage de galets, passons devant la taverne « Plymari » et, au bout de la plage, après la dernière maison, trouvons un sentier qui monte en lacets. Un peu plus haut, une bifurcation part à droite vers une maison de campagne en s’éloignant de la mer ; nous prenons à gauche, parallèlement au rivage, un étroit sentier entre les oliviers. Nous passons à côté d’une maison en pierre et d’une clôture, puis le sentier s’élargit et nous avançons juste au-dessus de la mer, sur un parcours d’une telle beauté qu’on voudrait qu’il ne finisse jamais.

Nous passons au-dessus de la plage de Tourkovrisi et commençons à rencontrer des tronçons de kalderimi, de plus en plus fréquents. À un endroit, un petit oratoire est bâti au bord du rocher. On nous a raconté (témoignage d’Adam Gakis) qu’il fut construit par un habitant de Zagora nommé Roussis, qui avait trouvé une icône dans la mer.

Peu après, en passant à côté de la superbe demeure restaurée des Pantos (c’est d’elle que vient le nom de l’université Panteion), le kalderimi nous fait descendre sur la grande plage de sable de Parisena. Cette plage, comme celle de Tourkovrisi, a un parfum « hippie » : aucune voiture n’y accède, et l’on y pratique le camping sauvage et le naturisme, les jeunes… et pas seulement eux.

Nous longeons la plage (vers son milieu se trouve une fontaine) et, à l’autre bout, retrouvons un sentier-kalderimi qui nous amène rapidement à l’extrémité nord de la grande plage touristique de Horefto.

Les données de l’itinéraire ont été fournies par walking-pilion.blogspot.gr, en collaboration avec le Club alpin grec (EOS) de Volos et les Amis des kalderimia du Sud-Pelion.