Découvrir le village
Pittoresque hameau de montagne, Veneto se trouve au sud-est de Keramidi, noyé dans une végétation dense de chênes, de platanes, de châtaigniers et de noyers. Le village s’étend sur une grande superficie et, contrairement à Keramidi, il n’a rien d’un village groupé : ses maisons et ses quartiers sont dispersés sur la montagne.
L’histoire du village semble très ancienne et, d’après les vestiges retrouvés, remonte à l’époque préchrétienne. Le village plus récent a sans doute été bâti sous la domination ottomane, peut-être par les métayers du grand monastère de Flamouri, qui existe toujours. Au fil du temps, une série d’épreuves – en dernier lieu les ravages de la Seconde Guerre mondiale et des glissements de terrain à la fin des années 1950 – ont empêché le village de se développer et ont fait fuir ses rares habitants. La plupart se sont installés dans le quartier d’Agia Paraskevi, à Volos ; ces dernières années, certains reviennent au village et lui redonnent vie.
Ne manquez pas l’église principale de l’Ypapanti (Présentation du Christ au Temple), de 1767, avec sa belle iconostase en bois sculpté ; pour sa fête, le 2 février, le hameau organise un panigyri (fête de village). Le monastère de Flamouri, à l’extérieur du village, est lui aussi très intéressant : on peut s’y rendre par les sentiers ou par la route qui monte de Kato Kerasia à Ano Kerasia et aboutit au lieu-dit « Stavros ».
Depuis le village, aucune plage aménagée n’est facilement accessible. Pour ceux qui ne sont pas trop exigeants, il y a Koulouri, une petite grève rocheuse à l’eau limpide, et, au sud-est de Koulouri, Limnionas et Petromelisso, la plus fréquentée, aux eaux cristallines entourées d’une végétation luxuriante.
Entre Koulouri et Limnionas se trouvent les grottes marines qui font la renommée de Veneto, accessibles en petit bateau. C’est ici que l’on situe les antiques Ipnoi où, selon Hérodote, une partie de la flotte de Xerxès fut détruite en 480 av. J.-C. La plus grande et la plus célèbre de ces grottes est la « grotte du Despote » (Spilia tou Despoti), où peut entrer un caïque tout entier. Elle doit son nom au métropolite de Dimitriada Grigorios, qui la visitait régulièrement avant 1905.


