Hania-Dramala-Tsagarada, Pelion Est
SENTIER · PELION EST

Hania-Dramala-Tsagarada

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SENTIER · PELION EST
Hania-Dramala-Tsagarada
Hania-Dramala-Tsagarada, Pelion Est
DISTANCE14,5km
DURÉE7:00 h
DIFFICULTÉMoyenne
DÉNIVELÉ+566/-1337m
BALISAGEBalisage rouge, panneaux
SECTEURPelion Est

L'itinéraire

Une grande traversée classique du Pelion oriental : on passe par les sommets d’Agriolefkes, Golgothas, Schidzouravli, Dramala et Mega Isoma en progressant vers l’est, pour finir sur la place Taxiarchon de Tsagarada. Elle reste très agréable même en été, car elle se déroule en altitude, à l’ombre d’une forêt de hêtres. Elle offre en outre quelques points de vue spectaculaires. Pour l’aller de Volos à Hania et le retour depuis Tsagarada, vous pouvez prendre le bus du KTEL (les cars régionaux).

Le départ se fait au refuge de l’EOS de Volos (Club alpin grec), à la station de ski de Hania. À gauche du bâtiment du refuge, à côté du monument dédié au skieur Pappas, une piste en terre monte jusqu’à la large piste de ski « Panorama ». En suivant la piste, on atteint la borne du sommet d’Agriolefkes (1 470 m). Si l’on ne souhaite pas monter au sommet, un sentier balisé, de l’autre côté de la piste, le contourne par l’est.

Après une petite pause pour admirer la vue, on continue dans la même direction sur un sentier descendant balisé en rouge, que rejoint plus bas, par la gauche, le sentier de contournement évoqué plus haut ; on remonte ensuite peu après vers la clairière du Golgothas, à 1 430 m d’altitude. Il y a quelques années, deux avions de chasse F-16 se sont écrasés sur ce sommet, tuant quatre aviateurs ; en cherchant un peu aux alentours, on trouve encore des morceaux de métal de l’épave.

Depuis le Golgothas, le sentier descend vers le sud-est. On laisse sur la droite un embranchement vers Agios Lavrentios, puis un second vers Agios Georgios, avant d’arriver à un nouveau carrefour où l’on traverse une étroite piste forestière. Ce lieu s’appelle Monastiraki. De l’autre côté de la piste partent deux sentiers. Celui de gauche, balisé en bleu, descend légèrement vers Lakka Morogianni-Ftiritsa. Nous prenons celui de droite, balisé en rouge, qui grimpe à flanc de pente vers l’est, en direction de Dramala.

Après avoir marché encore un peu sur ce sentier, on le quitte en suivant le balisage vers la droite (attention) pour grimper franchement sur une sente difficile, équipée plus haut d’une corde de sécurité. Le sommet du Schidzouravli, rocheux et assez difficile d’accès, n’avait pas de véritable sentier officiel : ce détour balisé a donc été créé par les randonneurs. Si l’on ne veut pas passer par le Schidzouravli, on peut continuer tout droit, sans difficulté, sur le sentier principal jusqu’au Dramala.

On débouche enfin sur la crête rocheuse et l’on marche vers l’est jusqu’au point culminant, marqué par une borne (1 450 m). La vue est grandiose. Au nord, on aperçoit le sommet du Pourianos Stavros avec ses radars militaires, et plus à l’ouest le Pliasidi, l’Aidonaki et les Agriolefkes. Au loin, par temps clair, on distingue le Kissavos, l’Olympe et le mont Athos. Au sud, on voit le Dirfis et, plus à droite, l’Othrys, le Parnasse et, à l’ouest, les montagnes du Pinde. Le golfe Pagasétique s’étend à nos pieds jusqu’à Trikeri, et au-delà s’ouvre l’immensité bleue de la mer Égée.

Une fois rassasiés de cette beauté – ce qui n’est pas chose facile –, on poursuit vers l’est en suivant le balisage rouge, qui nous ramène dans la forêt, et l’on continue dans la même direction sur un replat. En biais sur la droite part un sentier descendant vers Agios Georgios. On arrive bientôt dans une clairière couverte de fougères, et en montant encore un peu, on trouve la borne géodésique du Dramala (1 455 m).

Depuis la borne, on continue sur le sentier, qui bientôt oblique vers le sud en descendant. Un sentier venant de Mouresi nous rejoint par la gauche. On débouche sur un terrain dégagé, avec vue sur les sommets à l’ouest. On arrive vite à un carrefour signalé par un panneau : on prend à gauche vers Tsagarada, en repartant vers l’est-nord-est (tout droit, un sentier descend vers Agios Georgios). Après une courte montée, on traverse une petite clairière sur terrain plat, toujours au cœur d’une dense forêt de hêtres. Nous sommes au lieu-dit Mega Isoma.

En marchant toujours vers l’est-nord-est, on commence désormais à descendre le long de la crête, et les hêtres sont de plus en plus hauts. Le sentier reste peu marqué, mais les marques sur les arbres nous guident. Des fosses à charbon de bois et des lettres gravées sur les troncs rappellent la présence humaine autrefois fréquente ici : des équipes de bûcherons campaient des mois durant dans la forêt, qui résonnait alors de leurs haches et de leurs voix. D’énormes rochers monolithiques à côté de hêtres immenses composent un décor saisissant, surtout par temps de brouillard – on s’attendrait presque à voir surgir des Centaures.

En continuant à descendre le long de la crête, le balisage nous conduit à un balcon naturel, une « vigla » (point de guet), à 1 090 m d’altitude. C’est un endroit qu’on ne veut plus quitter, tant la vue est saisissante. Juste en contrebas, au pied de la falaise, s’ouvre le profond ravin du Mylopotamos, couvert de châtaigniers et de hêtres. À gauche, la mer Égée frangée d’écume et, au-dessus, les premières maisons de Tsagarada et Xourichti. Au loin, sur la droite, on voit Neochori, bâti sur une pente tournée vers l’ouest. À l’est, Skiathos, Skopelos et Alonissos s’alignent côte à côte. Ce lieu extraordinaire justifie à lui seul de faire cette randonnée.

Il faut pourtant bien repartir. En descendant plus franchement, toujours guidés par le balisage, on traverse en biais vers la droite une étroite piste forestière, puis on retrouve plus bas une route que l’on suit un moment en descendant. Le sentier repart à gauche puis rejoint de nouveau la route. On la descend et, quelques mètres plus loin, on arrive à un carrefour avec une route plus large, où l’on prend à droite (à gauche, elle mène à la chapelle d’Agios Athanasios en Atho). Cette route vient de Tsagarada.

En regardant sur notre gauche, on voit tout de suite la suite du sentier, qui rejoint plus bas la route ; trente mètres plus loin, on le retrouve à gauche et on le suit. On regagne la route, toujours en descente, et quelques mètres plus bas, là où la route tourne à droite, on passe à gauche, à l’extérieur du virage, où l’on trouve aussitôt sur la droite le sentier qui descend dans la châtaigneraie. Plus bas, on longe la clôture d’une maison de campagne, sur notre droite, et l’on retrouve la route. Trente mètres plus loin (attention), à hauteur d’une cabane en ruine au bord de la route et d’un petit oratoire, on suit le balisage et l’on tourne à droite au poteau électrique, sur une étroite route-kalderimi (chemin pavé de pierre), puis, vingt mètres plus loin, à gauche au réservoir en béton.

En descendant entre les premières maisons du village, on arrive enfin, par un kalderimi, sur la route principale goudronnée Volos–Tsagarada et à la place Taxiarchon, un peu plus à droite, en contrebas de la route.

Les informations sur l’itinéraire nous ont été fournies par walking-pilion.blogspot.gr, en collaboration avec le Club alpin grec (EOS) de Volos et les Amis des kalderimia du Sud-Pelion.