Anakasia, Pelion Ouest
VILLAGE · PELION OUEST

Anakasia

Au pied du Pelion

8
VILLAGE · PELION OUEST
Anakasia

Au pied du Pelion

Anakasia, Pelion Ouest
ALTITUDE175m
DEPUIS VOLOS5 km
HABITANTS1 012
PLAGE LA PLUS PROCHESoutrali
STATION DE SKI18 km
SECTEURPelion Ouest

Découvrir le village

Anakasia, où l’âme du Pelion est encore très présente, se trouve à l’ouest, juste avant Ano Volos, au pied du Pelion. Elle n’est qu’à 5 km de Volos et à deux pas des villages de Portaria et de Makrinitsa. C’est le chef-lieu de la commune d’Iolkos, qui regroupe d’autres localités voisines qui valent le détour, comme Agios Onoufrios et Ano Volos.

Les premiers habitants furent, au XVe siècle, des réfugiés chrétiens venus de Dimitriada. Plusieurs hypothèses circulent sur l’origine du nom d’Anakasia. Selon l’une, il viendrait d’Acaste, fils de Pélias, roi d’Iolcos. Selon une autre, il dériverait du mot « anakathisia », qui désigne « un lieu élevé où s’installèrent les nouveaux habitants ». Une troisième version enfin le fait venir d’« anagkasia » (obligation), car à l’époque ottomane les habitants de la région étaient obligés de passer par ici pour payer leurs impôts.

Si l’origine du nom fait débat, tout le monde s’accorde sur un point : Anakasia a gardé une forte identité « pelionite ». Anciennes demeures de notables, kalderimia (chemins pavés de pierre), fontaines en pierre et eaux vives en font l’un des villages les plus pittoresques du Pelion.

Le principal attrait du village est sans conteste le musée Theofilos, installé dans la maison Kontos, au nord-est de la place centrale, où vous pourrez admirer l’art du peintre populaire Theofilos Chatzimichail, originaire de Mytilène. Sur les murs de cette demeure, devenue musée en 1981, de superbes peintures murales puisent leurs thèmes dans la guerre d’indépendance grecque, la tradition et l’Antiquité : motifs de fleurs, d’oiseaux et scènes de chasse, héros de 1821, dieux antiques et paysages de Volos.

Autre monument tout aussi important d’Anakasia : l’église d’Agios Ioannis Prodromos (saint Jean-Baptiste), église métropolitaine de la commune d’Iolkos. Son histoire est longue et mouvementée : incendiée à plusieurs reprises par les Ottomans, elle fut reconstruite après chaque incendie. Elle se dresse pourtant toujours, fière et imposante, et impressionne à chaque regard. Il s’agit d’une basilique à trois nefs sans coupole, remarquable pour ses superbes fresques, ses grandes icônes et son imposant clocher.

Juste à la sortie du village, sur la colline boisée de pins d’Episkopi, se trouve l’église de la Dormition de la Vierge (Koimisis tis Theotokou). C’est un monastère byzantin construit en 1639, orné de fresques du XVIIIe siècle, qui fut autrefois le siège de l’évêché de Volos. Depuis la colline, vous profiterez d’une belle vue et d’un air pur.

Si vous êtes à Anakasia, une promenade dans le hameau voisin d’Agios Onoufrios s’impose. Passez par la demeure Zafeiriou, construite vers 1895, qui abrite la pinacothèque municipale. Sur l’une des rives de la rivière Krausidona, admirez aussi la très jolie chapelle d’Agios Nikolakis o Kremastos (« le suspendu »), littéralement accrochée à la berge, perchée au bord d’une falaise.

Tout près de la chapelle d’Agios Nikolakis se trouvent les dristelles traditionnelles, des foulons à eau où l’on peut voir comment on lavait autrefois les tapis et les couvertures.

À Ano Volos, faites un tour à l’église de la Présentation de la Vierge (Eisodia tis Theotokou), d’où la vue sur Volos et le golfe Pagasétique est superbe, ainsi qu’à l’église d’Agia Triada.

Quand vous serez fatigués de vos excursions, faites une pause sur l’une des places de la commune – place Krausidona, d’Anakasia, d’Agios Onoufrios ou d’Agia Triada – pour vous reposer et savourer un café ou un repas à l’ombre des platanes.

Chaque fin août, sur la place d’Anakasia, un panigyri (fête de village traditionnelle) est organisé à l’occasion de la fête de saint Jean-Baptiste. La foule y afflue, et diverses manifestations artistiques ont lieu en parallèle.